Une chaîne de solidarité qui continue

À la fin de l’année 2025, nous avons pris conscience que les fonds destinés à soutenir notre action en faveur des personnes atteintes de maladies chroniques au Liban étaient sur le point de s’épuiser. Nous n’avions pas encore trouvé de nouveau donateur et nous nous demandions comment poursuivre ce soutien devenu essentiel pour tant de familles.

Nous avons alors compris qu’il nous fallait nous mettre en marche et sensibiliser les Libanais de la diaspora. Les besoins demeurent importants et de nombreuses personnes comptent sur notre aide, même modeste, pour équilibrer leur budget mensuel. Nous avons diffusé l’information sans savoir quelle serait la réponse.

L’AMU (Azione per un Mondo Unito) a généreusement accepté de mettre sa structure à disposition pour recueillir les dons. Ce qui s’est passé ensuite nous a profondément surpris. Dans un premier temps, les contributions reçues nous permettaient de couvrir les dépenses jusqu’à la fin du mois de juin. Puis d’autres aides sont arrivées et, aujourd’hui, nous pouvons envisager de poursuivre notre action jusqu’à la fin de l’année.

Les dons sont venus de nombreuses régions du monde et de personnes de tous âges. Parmi elles, il y a l’histoire de C. et de sa famille.

Le 31 mai, C. a célébré sa Première Communion et sa Confirmation. Depuis quatre ans, elle se préparait à ce moment important en suivant le catéchisme. À l’approche de la célébration, ses parents lui ont proposé de renoncer aux traditionnelles dragées et cadeaux-souvenirs pour faire un don à une œuvre solidaire. Ensemble, ils ont choisi d’envoyer leur contribution à l’AMU afin de soutenir notre projet.

Lorsque je suis allé remercier C., elle semblait presque surprise de ma gratitude.

Pour elle, ce geste n’avait rien d’extraordinaire : les cadeaux-souvenirs ne l’intéressaient pas particulièrement et elle était heureuse de pouvoir aider des personnes dans le besoin. Je lui ai raconté l’histoire de certaines des personnes que nous accompagnons et combien nous faisons l’expérience que Dieu nous donne ce dont nous avons besoin au moment opportun.

Son père nous a également raconté qu’un de ses employés avait été très touché en apprenant cette initiative. Originaire d’un pays d’Afrique du Nord, il est particulièrement sensible à ce type de générosité. Même s’il ne peut pas actuellement faire un don lui-même, il a exprimé le désir de contribuer à l’avenir.

La personne qui a confectionné les petits souvenirs distribués à la famille et aux amis a elle aussi été marquée par cette démarche. Elle a souhaité partager cette histoire sur sa page Facebook, estimant qu’il s’agissait d’un geste porteur d’un message important.

Les parents de C. ont eux-mêmes reçu des cadeaux de la part d’amis pour les remercier d’avoir été parrain et marraine de leurs enfants. Eux aussi ont choisi de reverser ces dons à l’AMU.

Sur le souvenir distribué aux proches, C. avait fait inscrire une phrase de saint Jean-Paul II, dont elle porte également le prénom de baptême :

« La solidarité n’est pas un vague sentiment de compassion […]  c’est la détermination ferme et persévérante de s’engager pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun, parce que nous sommes tous véritablement responsables de tous. »

En recevant toutes ces aides, nous ressentons une grande responsabilité : celle de les faire parvenir aux nombreuses personnes qui comptent sur notre soutien. Nous souhaitons qu’à travers cette aide concrète, elles puissent aussi percevoir les innombrables gestes de générosité, de fraternité et d’amour qui leur parviennent des quatre coins du monde.

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