Le réveil de l'humanité et la naissance d'une collaboration paroissiale
M.e J., originaire du sud du Liban, s’est engagée aux côtés de son mari, M., dans l’aide médicale dans la région de Saïda. Leurs premiers pas dans cette voie leur ont apporté un profond sentiment de liberté intérieure, de paix et de joie — des sentiments qui ont également touché la vie de ceux qu’ils ont rencontrés.
En se concentrant sur l’aide médicale, leurs yeux se sont ouverts sur les blessures et les souffrances des personnes qui les entouraient — des personnes qu’ils n’auraient peut-être pas remarquées auparavant.
Face à l’ampleur des besoins, M.e J. et M. ont pris l’initiative de collaborer
plus étroitement avec les vicaires de leur paroisse. Ils ont rapidement compris que de nombreux cas de maladie et de situations humanitaires difficiles dans la région ne pouvaient être résolus par la seule aide médicale.
Dans leur village, qui compte deux églises, ils ont rencontré les deux vicaires pour discuter des moyens d’étendre leur aide. Ensemble, ils ont créé un fonds commun destiné à couvrir les dépenses liées à l’assistance médicale, aux maladies et aux interventions chirurgicales.
Grâce à cette collaboration, ils ont commencé à faire l’expérience de ce qu’ils considéraient comme l’œuvre de la Providence divine dans des situations critiques. Par exemple, lorsqu’un homme avait besoin de 200 dollars pour un traitement médical et que la caisse était vide, M. a réaffirmé sa confiance en Dieu, convaincu qu’Il pourvoirait à leurs besoins. Immédiatement après la messe, un homme s’est approché du prêtre et a fait don de 200 dollars exactement pour les personnes dans le besoin — une somme « au centuple » qui a couvert le coût du traitement.
Dans un autre cas, deux personnes du village, dépourvues d’assurance, avaient besoin d’interventions chirurgicales dont le coût s’élevait à environ 2 000 dollars, une somme qui semblait pratiquement impossible à réunir. C’est alors qu’un contact venu des États-Unis, qui ignorait le montant nécessaire, est arrivé au Liban avec exactement 2 000 dollars, soit la somme exacte requise pour les opérations.
M. a souligné que cette initiative a permis non seulement d’apporter une aide matérielle, mais aussi de créer des relations sociales et familiales saines, ainsi qu’un climat de confiance et un amour sincère avec les familles aidées. M.e a ajouté que le rôle de l’aide médicale, à l’origine de ce mouvement, continue de les ouvrir davantage à l’humanité, en leur apprenant à faire le premier pas et à faire confiance à Dieu pour qu’Il s’occupe du reste.

